Claude Code /voice ou dictée locale : lequel choisir ?
La commande /voice intégrée à Claude Code envoie votre voix vers les serveurs d'Anthropic pour la transcription — confirmé par la documentation officielle. Voici ce que ça change en pratique, et quand un outil de dictée 100% local est le meilleur choix.
Il existe aujourd'hui deux façons de parler à Claude Code. La première est la commande /voice, la fonctionnalité maison d'Anthropic intégrée directement dans le CLI : vous maintenez une touche, vous parlez, vous relâchez, et vos mots deviennent le prompt. La seconde est un outil de dictée vocale local et indépendant, qui tape dans le terminal de Claude Code exactement comme il taperait dans n'importe quelle autre fenêtre — un message Slack, un commit, la description d'une pull request.
Vus de l'extérieur, ils se ressemblent — vous parlez, le texte apparaît — mais ils ne résolvent pas le même problème, et la différence qui compte vraiment, c'est où va réellement votre audio. La documentation d'Anthropic est explicite sur ce point : /voice "streams your recorded audio to Anthropic's servers for transcription. Audio is not processed locally." — autrement dit, l'audio enregistré part vers les serveurs d'Anthropic pour la transcription, et n'est pas traité en local. Un outil de dictée local fonctionne à l'inverse : la transcription se fait sur votre machine, et rien de votre voix n'en sort.
En bref : la commande /voice de Claude Code est pratique, gratuite et déjà intégrée — mais selon la documentation d'Anthropic elle-même, votre audio est envoyé vers leurs serveurs, elle exige un compte Claude.ai, et elle ne fonctionne qu'à l'intérieur de Claude Code. La dictée locale, sur votre machine, échange cette commodité contre la confidentialité et la portée : elle marche dans toutes les apps où vous tapez, ne demande aucun compte, et (avec un outil comme Inkvox) n'envoie jamais le moindre octet d'audio nulle part.
Que fait vraiment la commande /voice de Claude Code ?
Lancez /voice dans une session Claude Code et ça active la dictée vocale. Par défaut, ça tourne en mode maintien : vous maintenez Espace, vous parlez, vous relâchez, et la transcription s'insère à l'endroit du curseur en attendant Entrée. Un mode tap plus récent (/voice tap) permet d'appuyer une fois pour démarrer l'enregistrement puis une seconde fois pour transcrire et envoyer automatiquement. Vous pouvez mélanger voix et frappe dans le même message — dicter l'explication, puis taper à la main un chemin de fichier exact ou un nom de variable.
D'après la documentation officielle de Claude Code, la fonctionnalité est vraiment bien pensée pour le code en particulier : des termes courants comme regex, OAuth, JSON ou localhost sont reconnus correctement, et le nom de votre projet ainsi que votre branche git sont ajoutés automatiquement comme indices de reconnaissance. Elle prend en charge 20 langues de dictée (anglais, français, allemand, espagnol, japonais, coréen, et 14 autres), avec repli sur l'anglais si votre langue configurée n'en fait pas partie. La transcription ne consomme ni messages Claude ni tokens, et ne compte pas dans les limites affichées par /usage.
Elle a aussi de vraies limites. Elle ne tourne qu'à l'intérieur du CLI Claude Code et de son extension VS Code — pas à l'échelle du système. Elle exige une connexion avec un compte Claude.ai, donc elle est indisponible si votre organisation fait tourner Claude Code via une clé API Anthropic directe, Amazon Bedrock, Google Vertex AI ou Microsoft Foundry. Et elle a besoin d'un microphone local, donc elle ne fonctionne pas dans Claude Code sur le web, en SSH, ni dans les sessions VS Code Remote/Dev Containers/Codespaces. Si formuler des prompts à la voix plutôt qu'en tapant est nouveau pour vous, notre guide sur le prompting vocal et le contexte IA couvre les habitudes qui s'appliquent à n'importe quel outil, /voice compris.
La commande /voice de Claude Code est-elle traitée en local, ou dans le cloud ?
Dans le cloud, par conception. Anthropic l'affirme sans détour dans la section Requirements (prérequis) de la documentation sur la dictée vocale :
"Voice dictation streams your recorded audio to Anthropic's servers for transcription. Audio is not processed locally."
Deux autres prérequis de cette même section découlent directement de cette architecture. D'abord, /voice a besoin d'un compte Claude.ai — il y a un service de reconnaissance vocale derrière, uniquement accessible via ce chemin d'authentification. Ensuite, et c'est plus révélateur : Anthropic désactive entièrement /voice pour les organisations qui ont activé la conformité HIPAA, affichant à la place « Voice mode is disabled by your organization's policy » (le mode vocal est désactivé par la politique de votre organisation). C'est Anthropic elle-même qui trace la limite : si votre posture de conformité traite l'audio comme sensible, le chemin de transcription cloud intégré est coupé, un point c'est tout.
Rien de tout ça ne rend /voice dangereuse pour un usage courant — c'est une fonctionnalité maison, documentée, sans comportement caché. Mais « not processed locally » (non traité en local) est une affirmation factuelle à prendre au sérieux si vous dictez quoi que ce soit que vous préféreriez ne pas voir transiter en audio vers un serveur tiers : du code propriétaire, une fonctionnalité pas encore sortie, des données clients, ou tout ce qui peut se retrouver dans vos prompts.
Qu'est-ce que la dictée locale, à l'échelle du système, apporte que /voice ne peut pas ?
Un outil de dictée local fait tourner la reconnaissance vocale sur votre propre matériel et tape le résultat là où se trouve votre curseur — aucun aller-retour vers le cloud, aucune intégration spécifique à chaque destination. Cette différence se traduit concrètement de plusieurs façons :
- Ça marche partout, pas seulement dans Claude Code. Le même outil qui dicte votre prompt Claude Code dicte aussi un message de commit git, la description d'une PR GitHub, une réponse Slack, ou un paragraphe dans votre app de notes — partout où vous pouvez placer un curseur texte.
- Votre audio ne quitte jamais votre machine. Il n'y a aucun serveur dans la boucle vers qui streamer quoi que ce soit, ce qui compte directement pour les organisations sous contrainte HIPAA et les équipes soucieuses de confidentialité que
/voiceexclut explicitement — voir l'approche confidentialité d'Inkvox pour ce que « 0 octet envoyé » veut dire concrètement. - Ça marche là où /voice, explicitement, ne marche pas. La documentation d'Anthropic liste Claude Code sur le web, les sessions SSH et VS Code Remote/Dev Containers/Codespaces comme des environnements où
/voice« does not work » (ne fonctionne pas), parce que le microphone se trouve sur une machine différente de celle du modèle. Un outil local qui tourne sur votre propre poste n'a aucune restriction de ce genre pour une session locale. - Aucune barrière de compte.
/voiceest indisponible si vous êtes sur une configuration à clé API, Bedrock, Vertex AI ou Foundry plutôt qu'une connexion Claude.ai. La dictée locale se moque du backend vers lequel pointe Claude Code — elle se contente de taper.
Les analyses indépendantes sur /voice convergent vers les mêmes limites. La comparaison de BuildMVPFast le dit sans détour : l'avantage de Claude Code, c'est une intégration native au terminal sans aucune configuration… l'inconvénient, c'est que ça ne fonctionne qu'à l'intérieur de Claude Code — et les outils multi-apps couvrent plus de terrain si vous passez d'une application à l'autre dans la journée. La critique de MindStudio arrive à la même conclusion côté précision, en rapportant que la transcription est moins fiable pour les extraits de code et la syntaxe exacte, et que beaucoup de développeurs finissent par associer /voice pour les prompts rapides en session avec un outil de dictée dédié pour tout ce qui est plus long ou plus technique.
Si votre journée se partage entre Claude Code et d'autres éditeurs — VS Code avec GitHub Copilot, par exemple — le même arbitrage local vs cloud s'applique aussi là-bas ; voir nos notes sur dicter dans VS Code avec Copilot.
Comment choisir entre /voice et la dictée locale ?
Les deux ne s'excluent pas mutuellement, mais l'un des deux collera généralement mieux à votre façon de travailler :
- Optez pour /voice si vous êtes connecté avec un compte Claude.ai, que vous travaillez sur votre machine locale (pas en SSH ni sur le web), que vous ne dictez jamais que dans le terminal de Claude Code ou son extension VS Code, et que ça ne vous dérange pas que votre audio soit traité sur les serveurs d'Anthropic pour une fonctionnalité qui ne coûte rien de plus.
- Optez pour la dictée locale si l'un de ces cas s'applique : votre organisation a activé la conformité HIPAA (
/voiceest désactivée par politique) ; Claude Code est configuré avec une clé API, Bedrock, Vertex AI ou Foundry (/voiceest totalement indisponible) ; vous travaillez en SSH, sur une machine distante, ou dans Claude Code sur le web ; vous voulez dicter dans toutes vos apps, pas seulement Claude Code ; ou vous préférez tout simplement qu'aucun audio — même court — ne quitte votre appareil.
Beaucoup de développeurs finissent par utiliser les deux : /voice pour un prompt rapide dans le terminal quand c'est pratique, et un outil local pour tout le reste qui n'est pas Claude Code — le message de commit, la description de PR, le fil Slack qui explique ce qui vient de sortir.
Comment mettre en place une dictée 100% locale pour vos prompts Claude Code ?
Deux points de départ honnêtes, selon la configuration que vous êtes prêt à faire :
- La dictée native de l'OS — Windows Voice Access ou la Dictée macOS tournent toutes les deux en local une fois configurées, et sont gratuites. Mais ce sont d'abord des outils d'accessibilité généralistes : pas calibrés pour le vocabulaire du code comme l'est
/voice, et pas conçus comme un outil de transcription longue dédié. (On détaille les options Windows dans pourquoi la dictée vocale Windows a besoin d'internet, car toutes les fonctionnalités de dictée intégrées à Windows ne sont pas réellement hors ligne.) - Une app Whisper local packagée — une petite catégorie d'outils fait tourner le modèle Whisper d'OpenAI sur votre propre GPU, et gère pour vous le raccourci clavier, la gestion du modèle et la frappe. C'est la catégorie dans laquelle Inkvox est conçu.
Inkvox fait tourner Whisper large-v3-turbo, quantisé, directement sur votre GPU via Vulkan — NVIDIA, AMD ou Intel — avec un repli CPU si vous n'avez pas de carte compatible. Sur un GPU milieu de gamme comme une RTX 3070, une phrase se transcrit en environ 0,3 à 0,4 seconde. L'audio ne quitte jamais votre machine : 0 octet envoyé, aucun compte requis, aucune télémétrie sur ce que vous dites, et une prise en charge de plus de 100 langues — contre les 20 langues actuellement listées par /voice. Le seul usage réseau est un téléchargement ponctuel du modèle (~800 Mo) à l'installation ; ensuite, ça fonctionne entièrement hors ligne, dans le terminal de Claude Code comme dans toutes les autres apps où vous tapez.
Inkvox est en bêta privée gratuite pour Windows 10/11. Rejoignez la liste d'attente pour y avoir accès.
Questions fréquentes
La commande /voice de Claude Code est-elle traitée en local ?
Non. La documentation d'Anthropic l'affirme directement : "Voice dictation streams your recorded audio to Anthropic's servers for transcription. Audio is not processed locally." (l'audio enregistré est envoyé vers les serveurs d'Anthropic pour la transcription ; il n'est pas traité en local). L'audio de votre microphone quitte votre machine et est transcrit sur l'infrastructure d'Anthropic avant que le texte n'atterrisse dans votre prompt.
/voice fonctionne-t-elle en dehors de Claude Code, par exemple dans Slack ou mon navigateur ?
Non. Elle est intégrée uniquement au CLI Claude Code et à son extension VS Code, pas comme une couche de dictée à l'échelle du système. Elle ne fonctionne pas non plus dans Claude Code sur le web, en SSH, ni dans les sessions VS Code Remote/Dev Containers/Codespaces, puisqu'elle a besoin d'un accès direct à un microphone local.
Pourquoi /voice est-elle désactivée pour mon organisation ?
Selon la documentation, /voice exige un compte Claude.ai et est indisponible quand Claude Code tourne via une clé API, Bedrock, Vertex AI ou Foundry. Elle est aussi désactivée par politique pour les organisations ayant activé la conformité HIPAA, avec le message "Voice mode is disabled by your organization's policy" (le mode vocal est désactivé par la politique de votre organisation).
/voice coûte-t-elle plus cher ou consomme-t-elle mes limites d'usage ?
Non. La documentation d'Anthropic précise que la transcription ne consomme ni messages Claude ni tokens, et ne compte pas dans les limites affichées par /usage.
Combien de langues la commande /voice de Claude Code prend-elle en charge ?
20, selon la documentation officielle — dont l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol, le japonais et le coréen — avec repli sur l'anglais sinon. La précision sur les termes de code vient d'indices de contexte comme le nom de votre projet et votre branche git, pas d'un réglage multilingue plus large.
Quel que soit votre choix, les deux valent mieux que taper un prompt de 200 mots à la main. Si vous voulez la version où votre voix ne quitte jamais votre machine — dans Claude Code ou ailleurs — rejoignez la liste d'attente Inkvox.